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Une vache peut produire du lait maternel

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L’Institut national de technologie agricole (INTA) argentin l’a annoncé dans un communiqué de presse ce 09 juin dernier : la première vache clonée et génétiquement modifiée est née le 6 avril dernier. Autre caractéristique majeure : l’Adn de Rosita comporte deux gènes humains qui lui permettraient de produire du lait maternel humain.

Des protéines pour les bébés

Selon Adrian Mutto, l’un des chercheurs, l’objectif de l’expérience est « d’améliorer la valeur nutritionnelle du lait de vache en ajoutant deux gènes humains, la protéine lactoferrine, qui apporte une protection antibactérienne et antivirale, et le lysozyme, qui est aussi un agent antibactérien ».Grâce à ce lait, les chercheurs espèrent créer un lait qui protègerait davantage les nourrissons contre les maladies et permettrait également une meilleure absorption du Fer.

Les protéines concernées sont au nombre de deux : le lysozyme et la lactoferrine. Le lysozyme est un agent anti-bactérien présent dans le lait maternel durant les premières semaines de lactation mais absent de celui des vaches.

La lactoferrine, contrairement au lysozyme, est présente chez toutes les espèces. Elle permet l’assimilation du fer par les globules rouges et intervient également dans la croissance dentaire et le développement de cellules intestinales, antibactériennes, antivirales et antifongiques. Spécifique à chaque espèce, seules celles présentes chez la mère sont efficaces sur le nourrisson.

Les recherches à venir

Les chercheurs estiment qu’il faudra 6 mois avant de déclencher une simulation de grossesse afin de vérifier la présence des deux gènes dans le lait. S’ils y parvenaient, ils dépasseraient ainsi les travaux chinois sur ce même thème et qui n’étaient parvenus à introduire qu’un seul gène dans un même animal.

Arrivée à l’âge adulte, Rosita devrait ainsi être en mesure de produire un lait similaire à celui du lait maternel. Les enjeux portent également sur la descendance de la vache, ses futurs veaux pouvant être potentiellement porteurs des gènes modifiés à 25 à 30% des cas.

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