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Un pas de plus vers le traitement de la sclérose en plaques

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La plus vaste étude génétique jamais entreprise sur la sclérose en plaques a réuni 250 chercheurs de l’Inserm et du CNRS. Ses résultats récemment publiés dans la revue Nature, sont des plus encourageants : 29 nouveaux gènes, facteurs de prédisposition, viennent d’être mis à jour.

La sclérose en plaques

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune. Il s’agit de l’affection neurologique la plus répandue chez l’Homme d’âge adulte. A ce jour, on dénombre 2.5 millions de personnes atteintes sur la planète, dont 65 000 à 90 000 français.

La sclérose en plaques « résulte de la destruction de l’enveloppe protectrice des fibres nerveuses, la gaine de myéline, puis des fibres elles-mêmes dans le cerveau et la moelle épinière ». L’information qui devrait circuler par les nerfs est ainsi freinée.

A termes, les patients deviennent invalides, privés de la vue, de la marche ou encore victimes de troubles sphinctériens et de la concentration.
sclérose en plaques - demyelinisation

Le protocole expérimental

Pour réaliser une telle étude, les chercheurs ont entrepris l’analyse ADN de plus de 27 000 personnes répartis sur 15 pays ! Parmi eux se trouvaient 9.772 malades souffrant de sclérose en plaques et 17.376 personnes saines.

Ce travail d’identification et de comparaison avait pour principal objectif de détecter des variations entre les malades et les personnes non atteintes. Ce repérage est en effet indispensable aux chercheurs car il leur indique sur quels gènes ils doivent porter leur attention pour tenter de trouver un traitement à la sclérose en plaques.

Sans indication, notre patrimoine génétique et ses multiples mutations éventuelles sont en effet beaucoup trop vastes pour espérer déceler le mécanisme à l’origine de la maladie.

Les résultats

Selon les chercheurs, « Les résultats confirment 23 variants déjà connus et en identifient 29 autres comme étant des facteurs de prédisposition génétique à la maladie. Cinq autres variants sont fortement suspectés. » Ce qui porte donc à 57 le nombre des variants identifiés. »

Il s’agit donc d’une étape majeure dans le processus de compréhension de la formation de la sclérose en plaques mais les avancées ne s’arrêtent pas là. En effet, parmi les gènes identifiés, nombreux sont ceux intervenant dans le fonctionnement du système immunitaire telles les cellules T ou encore les globules blancs.

Ces résultats semblent logiques étant donnée la nature auto-immune de la sclérose en plaques. Cependant, certaines de ces variantes sont également connues pour leur rôle dans d’autres pathologies telles que la maladie de Crohn et le diabète de type 1.

Ces résultats laissent donc supposer des processus communs entre ces différentes maladies auto-immunes, ouvrant ainsi la voie à un espoir de traitement également commun.

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