Réseau d'information sur le séquencage du genome

Le séquençage de la pomme de terre enfin réalisé

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sequencage pomme de terreQuoi de plus banal qu’une pomme de terre me direz-vous ? Et bien à y regarder de plus près, la Solanum tuberosum est bien plus complexe qu’il n’y paraît : la dame ne possède pas moins de 39 000 gènes alors que l’être humain n’en compte que 20 000 !

Pourquoi décoder la pomme de terre ?

La pomme de terre est le quatrième aliment le plus consommé au monde, après le riz, le blé et le maïs ; il est aussi l’un des plus apprécié.

L’objet des recherches est donc de premier ordre en matière de sécurité alimentaire mondiale : rendre la pomme de terre résistante aux conditions climatiques difficiles ou encore aux virus, pourrait permettre à des populations de cultiver une denrée nourrissante et d’être en mesure de la vendre, créant ainsi une richesse intérieure au pays, et pourquoi pas, internationale.

Une tâche d’une grande ampleur

Le patrimoine génétique de la pomme de terre est éminemment riche : alors que l’Homme possède 20 000 gènes, elle détient 39 000 gènes réunis sur chaque chromosome, ces-derniers possédant chacun quatre exemplaires. On dit ainsi que son génome est tétraploïde.

Pour parvenir à leur fin, les chercheurs ont formé une équipe réunissant plus de 26 instituts de recherche au sein du Potato Genome Sequencing Consortium.

Ils ont tout d’abord identifié une variété de pomme de terre d’Amérique du Sud dont la particularité est de présenter un génome diploïde : chaque chromosome est dupliqué une seule fois au lieu de 3 pour les autres races.

Grâce aux avancées des techniques scientifiques mais également des moyens de bioinformatique, les chercheurs ont ainsi obtenu le génome complet de cette variété.

Des gènes résistants ?

Le séquençage du génome de la pomme de terre est une première étape vers une meilleure compréhension du mode de fonctionnement de cet organisme, notamment en cas de maladie.

En observant les conséquences des attaques des virus sur le génome, des mutations génétiques peuvent en effet être observées. Les chercheurs sauront donc avec précision quelles transformations ils doivent être en mesure de stopper.

Des processus similaires existent également en cas de résistance de la pomme de terre : les chercheurs ont d’ores et déjà identifié plus de 800 gènes intervenant plus ou moins directement dans des phénomènes de résistance aux maladies.

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